Auberge Microbrasserie Le Baril roulant

Une aventure déclinée en plusieurs saveurs

L’entrepreneur du mois a aussi été notre invitée pour la Journée nationale du microcrédit entrepreneurial 2019. Elle nous a reçus dans son auberge de Val-David.

Sonia Grewal, co-propriétaire avec son conjoint Patrick Watson de L’Auberge Micro-Brasserie Le Baril roulant, entreprise qu’ils ont fondée en 2012. Idée partie d’un kiosque de bière ambulant et du désir de quitter la grande ville, Le Baril roulant a bien roulé sa bosse depuis : auberge, restaurant, pub, microbrasserie avec une quinzaine de bières et emploie en haute saison jusqu’à 70 personnes ce qui en fait probablement le plus gros employeur de Val-David.

Plusieurs ne croyaient pas en leur projet au début, l’aide apportée par le microcrédit a été comme une bouffée d’air frais, enfin quelqu’un, un organisme croyait en eux et leur faisait confiance. “Ça été un des tremplins, une des sources alternatives de financement de notre projet” mentionne Sonia. Ils aiment l’effet de levier que le microcrédit apporte à d’autres entrepreneurs. Selon Sonia, les entrepreneurs sont des sherpas, ils sont forts, ont tout le poids sur leurs épaules et grimpent de grosse montagnes.

Un début plus difficile

Au départ, ils aimaient beaucoup l’idée de partir en coopérative de travailleurs, car cette forme représentait leurs valeurs et leur philosophie, leur esprit de communauté. Après quelques temps, ils se sont rendu compte que cette forme juridique n’était peut-être pas la bonne, ils ne voulaient pas prendre le risque de perdre ce qu’ils avaient créé par les décisions des autres. Ils se sont donc incorporés tout en gardant leur esprit de communauté, de rassemblement. Avec les années, ils ont appris à s’entourer de personnes professionnelles dans leur champ de compétences et non que des amis avec beaucoup de volonté, mais peu d’expérience et de compétences.

Le pub est un des lieux de rassemblement des plus importants du village. Il est ouvert aux gens qui veulent venir jouer de la musique, faire un lancement, organiser une activité culturelle et bien évidemment des spectacles y sont offerts. L’auberge propose 7 chambres privées et un dortoir de 14 places. Elle est un lieu où le cachet confortable traditionnel se marie à la vibrance et au dynamisme d’une auberge de jeunesse. Au restaurant, vous serez sûrement charmé par les produits locaux utilisés et tout est fait maison, avec soin, et pour vous mettre l’eau à la bouche.

Dans tout ce brouhaha entrepreneurial, Sonia souligne que les entrepreneurs doivent apprendre à déléguer pour ne pas y laisser leur santé, leur couple ou leur famille. Aujourd’hui, en 2019, elle peut dire que depuis un an environ, elle a réussi à trouver un certain équilibre. Elle a recommencé à faire des choses pour elle seulement, retrouver la femme qu’elle est et aussi pour avoir du temps avec fiston qui grandi trop rapidement.

Somme toute, son projet l’emballe tout autant qu’à ses débuts, mais elle fait les choses différemment, elle ne veut plus occuper toutes les tâches inimaginables de l’entreprise. Un beau projet dont elle ne peut pas trop parler pour le moment est en branle, mais souhaite réellement qu’il se réalise, car ce serait innovant pour le milieu de la microbrasserie artisanale au Québec.

Visitez la page Facebook de la microbrasserie et celle de l’auberge.

Visionnez l’entrevue réalisée dans le cadre de la Journée nationale du microcrédit entrepreneurial 2019.

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